
Vos peurs sont des enfants craintifs. Elles ont soif d'écoute, d'accueil, de tendresse, de pardon et d'Amour. Vos peurs sont chétives et irrationnelles. Elles ont la capacité de perdre en puissance au contact de l'Amour pur et sans condition. Vos peurs ignorent le paradis d'Eden, elles ne sont faites que de suppositions et d'imaginations. Vos peurs n'ont que le pouvoir que vous leur donnez. Vos peurs ne dépassent pas six ans. Elles vous gardent prisonnier dans leur univers enfantin, fait de loups affamés, et de monstres de sous votre lit. Vos peurs vous parlent toujours à partir de leur langage d'enfant, car ce n'est que dans cet univers qu'elles sont créées.
Dans leur monde, qui est peu à peu devenu le vôtre, vous n'êtes jamais suffisamment prêt, ni suffisamment bien, ni même capable d'ailleurs. Dans votre espace de vos peurs enfantines, vous méconnaissez toutes vos merveilleuses qualités, et vos extraordinaires dons. Ici, tout est refréné, ralenti, empêché, sous prétexte que vous ne seriez pas encore fin prêt pour réussir tout ce qui vous donne pourtant tant envie. Ici aussi, tout ce qui vous libérerait est mise à distance, et est bordé de tout un espace de grilles de croyances toxiques, de certitudes erronées sur des suppositions créant doucement, mais sûrement tout votre Univers qui est le vôtre aujourd'hui.
Avec les peurs on ne rigole pas dit-on. Ces milliers d'espaces intouchables et invisibles, qui tels des tyrans malsains et dictatoriaux, vous malmènent presque à chaque instant de vos journées, n'en n'ont qu'à faire de vos faibles résolutions de réussir à les capturer, un jour. Elles ont bon dos les peurs, héritages transgénéalogiques, au même rang que la petite cuillère en argent et le rond de serviette, il paraît qu'elles seraient même devenues un trait confirmant votre appartenance à votre famille. Combien arborent fièrement leur caractère têtu ( ne rien lâcher, tant les peurs de mort sont grandes et puissantes ) hérité de leur arrière grand-mère ?
Vous avez bien compris, les mêmes genres de peurs sont tels des blasons castrateurs que l'on arbore fièrement dans les familles, blasons pourtant tellement rassurants de génération en génération.
Vous êtes votre propre sauveur. Les clés, c'est dans votre poche qu'elles se trouvent, et nulle part ailleurs. Oser vous rendre du côté de votre monde enfantin effrayant, demande un vrai désir de résolution, une réelle demande interne profonde, de guérison de tout ce qui pleure encore en vous, mais aussi un désir de grandir à vous-même.
Ce n'est qu'en osant prendre votre partie enfantine par la main, à partir de l'adulte que vous êtes aujourd'hui, que vous pourrez courageusement retourner aux endroits précis où vous les avez crées; en accord avec les âmes de vos deux parents; que vous aurez la possibilités de les libérer, et ainsi vous libérer par la même occasion.
Ce n'est qu'en osant regarder tout ce qui se trame sous votre lit, que vous pourrez enfin vous sentir libre et heureux.
With Love
Aéliah
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